• Sauvés

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    Les trois premiers arbres à gauche de la photo sont aujourd’hui sauvés … la magnifique cathédrale végétale aussi !

    Les amoureux du Gers connaissent ce magnifique ensemble de platanes plantés en 1837  au bas d’une motte féodale.

    À cette intersection, des agriculteurs demandaient l’abattage des trois premiers arbres ( à gauche sur la photo) pour permettre à leurs énormes engins agricoles de franchir le stop en toute sécurité.

    Le Conseil général n’y était pas favorable au vu de la valeur patrimoniale de l’ensemble de la plantation – ces arbres sont classés remarquables dans l’inventaire de 1998 – et parce que l’abattage coûte cher.

    Il fallait donc trouver une solution pratique à l’usage et qui ne grève pas trop les finances publiques communales et départementales.

    Le Conseil général a réuni sur le terrain les différents acteurs. Quatre associations étaient présentes: Agora, l’ASPPAR, PAROLE de Terre et La Sauvegarde du Gers

    Pour améliorer la visibilité à ce carrefour situé en agglomération – donc dans une “zone 50” –  la solution n’était vraiment pas l’abattage mais la pose d’un miroir. Tous les participants sont rapidement tombés d’accord sur ce point.

    La question du financement s’est vite posée et, là, il y a eu quelques difficultés expliquées par Monsieur le Maire : le tout petit village a un tout petit budget. Finalement, étant donné la valeur patrimoniale de cet ensemble et afin de faire avancer la notion de cathédrale végétale, nous avons proposé de participer au financement de ce miroir. Le Conseil général a, quant à lui, proposé un soutien logistique.

    Aujourd’hui le miroir est posé et des locaux entament dès à présent une demande de classement du site. Nous nous réjouissons de cette initiative : notre déplacement et notre conviction les encouragent à reprendre cette action.

    Malgré cette bonne nouvelle, ce dossier est classé “AFFAIRE À  SUIVRE” parce  qu’un quatrième arbre est encore menacé. C’est un abattage proposé par le CG au motif qu’il a des racines qui dépassent et qu’il est proche de la chaussée.

    Nous avons contrecarré chaque point. Et même les replantations promises ne nous ont pas fait reculer car nous savons que ce sont des paroles en l’air. En outre, nous n’avions pas les informations que nous avions demandées (trafic journalier, largeur de la route, nombre de véhicules jour).

    L’ASPPAR s’est fermement opposée à son abattage et nous continuerons en 2015.